Voici trois exemples de tournois en système suisse joués en France dans les dix dernières années :

Quel est le point commun entre ces trois tournois ? Un nombre trop élevé de rondes par rapport au nombre de joueurs.

Dans le premier cas, l’appariement était fait manuellement. Il a fallu réaliser les 3 dernières rondes à l’avance pour être certain de réussir à les faire.

Dans le 2ème cas, tout s’est bien passé. Une catastrophe évitée de peu dans un tournoi important.

Dans le 3ème cas, la 4ème ronde a bien sûr été impossible à générer. Le tournoi n’a pas pu se terminer normalement, ce qui a conduit à un important retard et à de nombreux mécontentements.

Nous rappelons que le règlement FMJD du système suisse prévoit que le nombre de rondes doit être compris entre le tiers et la moitié du nombre de joueurs.

Si le nombre de rondes est trop faible, le résultat final sera imprécis mais cela n’a pas d’autres conséquences. Le plus fort ne gagnera pas forcément.

En revanche, si le nombre de rondes est trop important, il peut arriver que les appariements soient complètement impossibles à réaliser. Avec des conséquences désastreuses.

Pour un tournoi à 18 joueurs, le nombre de rondes doit être compris entre 6 (un tiers) et 9 (la moitié). En pratique, une petite entorse à la règle peut être tolérée. Et on pourra donc aller jusqu’à 10 ou 11 rondes sans courir un risque important. Mais il serait déraisonnable de faire plus de rondes.

N’oubliez pas en outre que plus le nombre de rondes est important et plus les parties deviennent inintéressantes car déséquilibrées.