Mesdames les présidentes, Messieurs les présidents,
Je me permets de vous écrire ce message afin de vous faire part des inquiétudes qui tourmentent les membres du Conseil d’Administration.
Comme vous le savez, la question sanitaire impacte tous les aspects de la vie en France, comme dans d’autres pays. Cet impact se ressent aussi au sein des clubs de jeu de dames comme au sein de la FFJD.
Le risque majeur, pour le jeu de dames aujourd’hui, est que les clubs voient leur effectif se réduire inexorablement si la crise sanitaire et les mesures restrictives qui l’accompagnent perdurent.
Plusieurs écueils nous guettent : la désaffection des personnes d’un certain âge (par peur du virus), la désaffection des jeunes (par manque de compétition) et donc un éloignement du jeu irréversible de ce public, des pertes de licenciés par manque de compétition…
En prévision d’une crise qui dure (ce que nous ne souhaitons pas), nous devons anticiper et mettre sur place des actions qui permettront de contrer les effets néfastes de cette crise.
C ‘est dans cette optique que la FFJD met petit à petit sur pied des structures et des initiatives de jeu en ligne ; l’idée est d’empêcher que les liens entre les joueurs et les clubs mais aussi avec la FFJD se défassent. Nous avons bien conscience de la difficulté de cette structuration et des limites du jeu online en l’état actuel. Mais nous estimons que ce travail permettra deux solutions : la première, immédiate, est de permettre de jouer et créer des tournois, de préserver le lien entre les joueurs et les structures. La seconde, à plus long terme et grâce à la pratique fréquente du jeu en ligne, est que le jeu online soit suffisamment structuré pour développer le jeu de dames à l’international et former des jeunes par le biais d’internet (cours en ligne, mini-tournois etc.).
Pour que cette initiative soit la plus efficace possible, il faut que les dirigeants et dirigeantes de clubs et de ligues, embrayent et relaient ce travail, qu’ils prennent contact avec la commission online (onlineffjd@outlook.fr) s’ils estiment avoir besoin d’aide avec les outils numériques, qu’ils incitent leurs joueurs, jeunes et moins jeunes, à jouer dans les tournois proposés sur le net, voire qu’ils créent des tournois locaux pour leurs membres.
Mais cela n’est pas suffisant, il faut également relancer par tous les moyens les joueurs qui s’éloignent, les convier à prendre leur licence, il faut aussi coûte que coûte organiser le plus d’entraînements possible, le plus de tournois possible, il faut faire preuve de détermination, d’imagination (et en tant que joueurs de dames, je sais que vous en avez.)
Il ne faut pas hésiter à relancer les autorités pour les inciter à vous accueillir dans les espaces municipaux, ou essayer de faire infléchir leur décision, si l’accueil ne vous était pas garanti.
Sans vouloir être alarmiste, il ne faut pas perdre de vue que, pour l’instant rien ne peut vraiment être programmé avec certitude. Le tournoi de Montpellier a, d’ores et déjà, été annulé. La phase finale de la Coupe de France pour l’instant ne paraît pas menacée mais la situation est fragile au regard des nouvelles sur l’évolution du virus, la tenue de l’AG de la FFJD en présentiel n’est à ce jour pas acquise et il en est de même de l’Open de Cannes, manifestation qui, tous jeux confondus, dépasse les 10000 personnes.
Dans les mois à venir, les clubs vont avoir un rôle encore plus essentiel, encore plus vital pour maintenir notre jeu en vie. Nous savons que nous pouvons compter sur vous et nous comptons sur vous. Nous vous remercions par avance pour toutes les actions que vous pourrez mener lors de cette saison qui, à nouveau, risque d’être particulière.
Respectueusement.
M. Jacques Hannachi,
Président de la FFJD