La phase finale de la coupe de France a eu lieu, comme à l’accoutumée, à la fin du mois de Juin, et plus précisément, les 22 et 23 Juin 2019. Elle était organisée dans la commune de Montélimar, 8 ans après la précédente édition, et a reçu le soutien des partenaires locaux, comme de la FFJD. L’organisation a été gérée de main de maître par le président du « pion montilien », Jean-Paul Pellat, dit papanof dans le milieu et par l’ensemble des adhérents du club que le président n’a pas manqué de remercier. Les participants ont été unanimes pour saluer la qualité de l’accueil réservé, que ce soit dans la salle de jeu, dans l’hébergement comme dans les différents lieux de restauration.
8 équipes étaient représentées:
- Toulouse 1, tenant du titre
- Drancy 1
- Noisy-le-Sec
- Bourges
- Lyon/Saint-Etienne
- Bourgoin-Jallieu/Montélimar
- Le Mans
- Mont de Marsan
Sur le papier, les équipes toulousaines et Drancéennes devaient se disputer le titre, cependant, les absences des frères Paul, pour raison professionnelles et de plusieurs joueurs drancéens (Koné, Diafouana…) allaient rabattre les cartes.
Voici quelles étaient les forces des équipes en présence :
- Toulouse 1, moyenne CP 1951
- Drancy 1 Moyenne CP 1896
- Noisy-le-Sec Moyenne CP 2002
- Bourges Moyenne CP 1990
- Lyon/Saint-Etienne Moyenne CP 1956
- Bourgoin-Jallieu/Montélimar Moyenne CP 1817
- Le Mans Moyenne CP 1800
- Mont de Marsan Moyenne CP 1622
Quarts de finale
Toulouse 1 (1951) – Bourges (1990) 8-8 (victoire de Bourges aux départages)
Le sort a été très dur avec les tenants du titre : il fallait affronter dès l’entame un des prétendants à la victoire finale. Alors que Guilain Matondo avait réussi l’exploit d’annuler contre le champion de France 2009, Thierry Delmotte, le jeune Tanguy Masson répond en annulant face à Lambert Jan Koops. La logique a été respectée sur les autres damiers C’est donc sur une belle égalité que se termine ce match serré. Aux départages, Bourges fait parler son expérience. Victoire de Bourges, et la coupe est certaine de changer de main.
Lyon Saint Etienne (1956) – Drancy 1 (1896) 8-8 (victoire de Drancy aux départages)
Les deux équipes de Lyon-Saint Etienne et de Drancy 1, aux forces relativement égales, s’affrontaient également lors de ces quarts de finale. La logique fut respectée sur toutes les parties et il fallut recourir à un départage pour désigner un vainqueur. Les séquano-dionysiens réussirent à s’imposer, de peu.
Le Mans (1800) – Bourgoin-Jallieu / Montélimar(1817) 5-11
Dans cet affrontement serré sur le papier, Bourgoin-Jallieu / Montélimar a su faire parler la poudre : le problémiste Michel Sabater gagne face à Jean-Louis Farcy et le jeune Damien D’Emmerez de Charmoy trouve la nulle face à Prince Kengué. Comment expliquer cette différence dans le résultat final? Peut-être que, dans ce combat entre le club le plus éloigné et le club jouant à domicile, la différence s’est jouée sur la fatigue de la route. il n’empêche, malgré tout, que les joueurs de la ligue Rhône Alpes se sont imposés de bien belle manière et sans aucune contestation possible.
Mont de Marsan (1622) – Noisy-le-Sec (2002) 4-12
Décidément pour les montois, et ça devient malheureusement une habitude au 1er tour, le sort leur a réservé le club le plus fort sur le papier. Malgré tout, on connaît la combativité des sudistes, souvent petit-poucet des phases finales et capables d’exploits retentissants. Dans cet affrontement, malgré quelques bonnes parties (affrontements équilibrés entre Ramassamy et Paterek en milieu de partie, et entre Vidal et Bouyrie, petite erreur de Manakounou face à Herszkowicz que ce dernier ne vit pas), les montois ne surent pas concrétiser leur partie et furent lourdement défaits. Noisy-le-Sec a fait parler sa puissance et s’est fort logiquement qualifié pour les demi-finales.
Demi-Finales
Bourges (1990) – Drancy (1896) 11-5
Dans ce combat déséquilibré sur le papier, Bourges n’a pas fait de détail face à Drancy. Pourtant, les compositions d’équipes donnaient un affrontement équilibré entre joueurs de force équivalente sur la majorité des damiers. Mais il suffit de pas grand chose pour que les choses tournent en la faveur de l’une ou l’autre équipe et c’est Bourges qui s’en est le mieux tiré : tous les joueurs berruyers ont gagné, à l’exception de la partie Koops-Yombi, qui se termina par une nulle. Le 1er des finalistes était donc Bourges, pour la 1ère fois depuis fort longtemps.
Noisy-le-Sec (2002) – Bourgoin-Jallieu/Montélimar (1817) 10-6
Dans cette demi-finale déséquilibrée, les joueurs de Noisy se sont qualifiés mais l’entente de la ligue PACA n’a pas démérité, en fournissant une belle résistance face à la meilleure équipe du plateau. En effet, on peut noter l’excellent résultat obtenu par Damien D’Emmerez de Charmoy, qui a une fois de plus ébloui par sa maîtrise face au solide Ali Manakounou et par Jean-Paul Pellat face à Albert Ramassamy. Noisy-le-sec est donc l’autre finaliste de la coupe de France.
Classement 5 à 8
Lyon/Saint-Etienne (1956) – Toulouse 1 (1951) 9-7
Le tirage au sort s’est montré cruel, laissant les 2 équipes les plus fortes s’affronter pour le challenge. Cet affrontement très serré sur le papier a tourné à l’avantage des toulousains, d’un cheveu. C’est sans doute grâce à la bonne prestation de Tanguy Masson face à l’expérimenté Claude Januel qui scella la victoire des Toulousains. Toulouse retrouve la victoire et peut donc viser la 5ème place, en partant favori face au futur vainqueur de la partie Le Mans Mont de Marsan.
Le Mans (1800) – Mont de Marsan (1543) 11-5
Mont de Marsan avait décidé de faire « tourner » l’effectif, laissant au repos Guy Maisonnave et le remplaçant par André Pouffary. Cette prise de risque n’a pas été payante et pourtant, André Pouffary avait le match nul au bout des doigts face à Jean-Louis Farcy. En revanche, André Paterek, dans une forme incroyable, lui, ne manquait pas la nulle face au jeune Antoine Perrin. En face, en plus de la victoire de Farcy, c’est surtout Prince Kengué et Jean-Hugues Perrin qui ont assuré la qualification du Mans par deux victoires nettes face respectivement à Bouyrie et Herszkowicz.
Finale de la coupe de France
Noisy-le-Sec (2002) – Bourges (1990) 6-10
C’est une finale inédite qui attendait les compétiteurs, finale qui, au vu du jeu proposé par les deux équipes le long du week-end, est parfaitement logique. Dans cette finale équilibrée sur le papier, Bourges ressort net vainqueur de l’affrontement et donc de la coupe. La note est un peu salée pour les noiséens car Ali Manakounou pouvait sans doute espérer mieux dans sa partie face à Mane Sour Hobaya. Mais la magie de la coupe a voulu qu’Ali cherche le gain très longtemps pour essayer de sauver son équipe mal en point, ce qui a entraîné sa défaite, alors que le match nul était envisageable. Bourges met donc un terme à l’hégémonie de Lille et de Toulouse et remporte la coupe de France.
Petite Finale
Drancy (1896) – Bourgoin-Jallieu/Montélimar (1817) 9-7
Au terme de la petite finale, c’est l’équipe de Drancy qui monte sur la 3ème marche du podium. Seul Chéridon Ahoui a su s’imposer face à Alain Chatelet. Les autres joueurs ont terminé leur partie par le partage des points. C’est donc d’une courte tête que Drancy s’impose face à une belle et solide équipe de Bourgoin-Jallieu/ Montélimar.
Classement (places 5 et 6)
Toulouse (1951) – Le Mans (1800) 10-6
Toulouse a su faire parler son statut de favori face à une étonnante équipe du Mans, qui a malgré tout imposé ce week-end une belle résistance à ses adversaires. C’est grâce à la belle victoire d’Angel Aniesa que Toulouse s’octroie le challenge et donc la 5ème place. Le Mans finit 6ème mais peut être fier de son parcours, pour sa première qualification depuis un bon nombre d’années.
Lyon/Saint-Etienne (1956) -Mont de Marsan (1622) 9-7
L’affrontement était déséquilibré mais les montois ont fait honneur à leur réputation de « poil à gratter » de la Coupe de France. Alors que Claude Januel faisait à son adversaire André Paterek une combinaison fatale, Guy Maisonnave triomphait de Gaby Nsumbu Patience. Dans un deuxième temps, Arnaud Bouyrie s’embarquait dans un coup de dame défavorable face à l’expérimenté Jean-Pierre Mayinda qui avait tenté la faute. Défaite du montois. Tout reposait sur la dernière partie. L’affrontement Herszkowicz- Przewozniak tournait à l’avantage du montois, sans que celui-ci réussisse à concrétiser une victoire qui semblait pourtant se profiler. L’entente Lyon-Saint-Etienne termine donc à la 7ème place, après s’être fait une belle frayeur et Mont de Marsan 8ème.
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